LES MARGES RENDUES VISIBLES

Cette collection s’inspire de la pensée de Jacques Derrida et de la déconstruction. Elle ne cherche pas à fournir des réponses, mais à ouvrir un espace critique où les évidencees sont interrogées et les marges rendues visibles.

En remettant en question les oppositions binaires de la pensée occidentale, toujours hiérarchisées et jamais neutres, le projet s’ancre dans la notion de différance, à la fois différence et report du sens. Une zone instable, entre présence et absence, où la signification reste en mouvement.

À travers des sacs en cuir et en simili, deux gestes opposés dialoguent : l’agrandissement et la réduction.
L’agrandissement rend visible le processus de construction par la multiplication des couches, des détails et des empiècements. Chaque élément devient trace, lien, mémoire du geste.
La réduction procède au contraire par déconstruction. Les volumes sont altérés, détournés, fragmentés pour générer de nouvelles lectures de la forme.

Différance devient alors un acte de transformation : déconstruire pour révéler, détruire pour reconstruire autrement. Le sac n’est plus seulement un objet fonctionnel, mais un espace critique, une forme instable qui questionne ses propres fondements.